Jeudi 27 Mars 2008
Saloperie de blog qui ne respecte rien de la mise en page !
On passe des heures à rédiger un article hautement antidérapant
Et pan,
La visualisation n'a plus rien à voir avec la mise en ligne.
Désolé.
Signé BdM
(ou plus exactement) un ouvrier toujours en lutte, mais aussi : un lutteur toujours ouvrier, mais encore : un ouvreur luthier...
Jeudi 27 Mars 2008
Merci à CHARB pour l'image que je lui est honteusement piqué pour la circonstance.

Christophe, (un ami d’Yvan mathématicien) qui ne savait quoi faire en attendant les beaux jours pour aller tester sur circuit la moto d’Yvan que Denis à terminé, après avoir calculé le rapport poids puissance du ch’ti 500, s’est amusé à classer quelques chiffres qui nous concernent tous.

 

Alors, si vous aimez les chiffres et leur signification, lisez bien ce qui suit !

 

Ces chiffres (tous faux à la virgule près) mais issus d’organismes officiels ou d’organes de presse sérieux et bien informés, bien que certains datent un peu, sont un reflet de la triste réalité française !

 

Nombre de :

Unités

Emoluments mensuels

Avantages par an, à la louche

Coût annuel en Euros

Coût annuel en Francs

Salaires annuels

Equivalence  en nbre de smics

Députés

577

6 952,00 €

3 864,00 €

48 139 512,00 €

316 276 593,84 F

87 288,00 €

5,6

Sénateurs

346

6 952,00 €

3 864,00 €

28 868 568,00 €

189 666 491,76 F

87 288,00 €

5,6

Maires

36 500

2 505,00 €

644,00 €

1 097 190 644,00 €

7 208 542 531,08 F

30 704,00 €

2,0

Ministres

15

13 905,00 €

7 728,00 €

2 510 628,00 €

16 494 825,96 F

174 588,00 €

11,3

Secrétaires d'état

21

12 795,00 €

6 440,00 €

3 230 780,00 €

21 226 224,60 F

159 980,00 €

10,4

1er ministre

1

22 419,00 €

11 592,00 €

280 620,00 €

1 843 673,40 F

280 620,00 €

18,2

 

Totaux

37 460

65 528,00 €

34 132,00 €

1 180 220 752,00 €

7 754 050 341 F

820 468,00 €

53

Gâchis et / ou gaspillage

INCALCULABLE, aucun n'étant réellement surveillé !!! Mais efficaces… (lire article Pas Bien !)

Paupérisation de la France (Déf.) : Appauvrissement continuel et progressif affectant principalement les classes pauvres

Smicards

3 290 000

1 288,00 €

La moto

50 850 240 000,00 €

334 086 076 800,00

15 456,00 €

1,0

 

Et on se demande où passe notre pognon ?

Il faut que vous le sachiez, mais pas dans la colle !

 

Ce joli tableau explique à lui seul le pourquoi du comment.

 

Je passerai sous silence l’année 2002 qui a vu l’augmentation démentielle du salaire de quelques élus de près de 70 %.

L’augmentation non moins irréelle du (prochainement regretté) Président, de près de 140 % !

 

Ne sont pas mentionnés : les salaires de divers autres parlementaires dont je n’ai pas les chiffres mais qui coûtent aussi une fortune ou deux !

Quant aux retraites dorées (comme celles de quelques patrons du CAC 40) et le cumul des mandats toujours d’actualité, cela frise l’arnaque.

Amusez-vous à calculer le salaire d’un député maire, sachant qu’il est très souvent « patron » d’une (ou deux) société d’économie mixte !

 

On nous a dit et répété, lors de ces augmentations, que cela clarifiait des situations parfois opaques mais heureusement révolues… et qu’il ne fallait pas en tirer de conclusions hâtives. (Tu penses) !

 

Aux petits privilégiés motards qui liraient ceci (élus notamment et maires tout particulièrement) qui pourraient s’élever en protestations, ou pis s’inscrire en faux), je leur répondrais : m’en fous.

 

Ces calculs sont des moyennes (à la louche) concernant les menus avantages dont ils disposent.

Ils perçoivent des salaires différents, selon le nombre d’administrés dont ils ont la charge.

Et de toutes manières ce ne sont pas ceux-là (des petites et moyennes communes) qui nous posent le plus de problèmes. Ils sont souvent assez efficaces.

 

Mais les députés, sénateurs, ministres ou secrétaires d’état sont TROP bien payés. Nicolas SARKOZY propose de les évaluer au mérite. Très bien. Mais comme l’ont déjà suggéré des humoristes un peu engagés, va falloir penser à les rétribuer en fonction de leurs actions. Celui qui dort durant une assemblée : moins 1000 €. Celui qui enfonce des portes ouvertes pendant ces mêmes séances parlementaires : moins 500 €…

 

Mais tout ceci nous propulse très au-delà du réel.

S’il ne fallait retenir qu’une ligne de cet article : c’est la case avantage du smicard : LA MOTO !

A ce propos, il faut que j’aille aider Denis à remplacer une paire d’arbres à cames.

Tchuss.

Mardi 18 Mars 2008

Depuis que l’on exploite 3 gouttes de pétrole en France, parallèlement il faut bien admettre que les idées sont en net recul.

 Yvan propose de mettre à la disposition de nos députés (Mariani, en tête) un certain nombre de réflexions qui vont leur permettre de se distinguer à l’Assemblée, face à certain de leurs petits camarades qui en sont dépourvus.

 Elles valent ce qu’elles valent mais offrent un double avantage :

1 - avoir l’opportunité de se mettre en avant.

2 - faire semblant de réfléchir, quand d’autres roupillent profondément.

 Voici une liste incomplète de propositions convaincantes pour briller en société.

Concernant les motards ou utilisateurs de roues motorisés comme il est bon de les nommer aujourd’hui.

 Interdire : AU NOM DE LA SECURITE !

 Conditions climatiques extrêmes.

            La circulation de nuit, les phares des motos étant comme on le sait, en terme d’efficacité par rapport aux phares automobiles, moins performants.
Il s ne servent qu’à être vus, de jour !

             La circulation par grand froid, le motard étant trop bête pour se vêtir correctement, lorsque le thermomètre affiche moins de 19°.
Résultat : fini les motards transis qui ne peuvent tirer le frein en cas de ralentissement !

             La circulation par temps de pluie, ça glisse trop ! Il y a des traces de mazout, d’huile, des poussières et comme les pneumatiques ne sont pas larges et qu’il n’y a que 2 roues, c’est potentiellement dangereux.

             La circulation par temps chaud ; ces fameux pneus qui fondent sous l’effet de fortes températures peuvent rapidement se dégrader et rendre la tenue de route aléatoire. De plus, le motard roule en short, baskets et tee-shirt, sans casque ni gants et là, c’est vraiment pas sécurisant.

 Conditions rédhibitoires liées à des causes naturelles valablement prouvées.

            La circulation pendant les mois en « R » devrait être interdite aux motards qui ne mangent pas d’huîtres et dieu sait s’ils sont nombreux. La statistique le prouve, trop d’inconscient refusent de gober ce noble animal très riche en iode qui permet une bonne fluidification du sang et décuple la vigilance au guidon.

             Interdire toute circulation aux motards du type : jeune ou portant des ch’veux longs ou des blousons de cuir noir. La maréchaussée de godasses à clous sait que depuis les années soixante dix, ces individus sont des voyous en puissance, heureusement bridés à 100 cv depuis 1986. Un grand pas en avant.

             Interdire également les motos ne disposant pas de roue secours. Il est prouvé depuis l’an 6 de notre ère, qu’un véhicule de moins de 4 roues tombe à l’arrêt, dès lors que le motard oublie de mettre pied à terre au stop. La preuve en est, qu’ils grillent régulièrement les arrêts obligatoires.

 Alors primo, au nom de notre sacro sainte idée de la sécurité, militons ensembles pour une responsabilisation de la pratique du 2 roues et tout deviendra bleussipô !

 
Deuxio, proposons à nos zommes politiques de lire l’excellent ouvrage de M’sieur DESJARDINS : Arrêtons d’emmerder les Français, ouvrage qui traite des innombrables lois françaises, décrets et autres amendements qui ne servent qu’à étoffer des codes civils ou pénaux déjà épais qui se marchent dessus, se contredisent et permettent aux plus malins (le législateur en tête et quelques avocats futés) de mieux contraindre et réprimer les utilisateurs de tous poils.

 Tertio, petit conseil valable pour tous, que de lire ou relire la constitution française (même si c’est long et un peu chiant), car on y trouve de multiples arguments permettant de prendre en défaut ceux chargés de faire ou de faire appliquer « la loi ».

 A titre d’exemple en rapport avec les motards verts et moins verts :

Article 2. –

Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement.

Article 3. –

Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi, prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

Article 4. –

Toute personne doit contribuer à la réparation des dommages qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions définies par la loi.

 Penser à participer aux journées de nettoyage des chemins, instaurées (il me semble) par le CODEVER, cesser de dégueulasser les sites propres où l’on a plaisir à rouler paraît tellement évident que l’on oublie trop souvent de s’en préoccuper.

 En d’autres termes, si l’on veut se faire respecter, pensons à respecter les autres (tous les autres) !

Article 4. -

La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui : ainsi, l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la Loi.

 Yvan qui n’est pas moralisateur pour 2 roues vous remercie de ces attentions.

 Vous pouvez remettre le contact et enclencher la première, la classe est finie pour aujourd’hui.

Vendredi 08 Février 2008



Après les patrons voyous, les politiciens véreux, une nouvelle forme d’abuseurs arrive sur la place : le motard  voyou.

Manquait plus que çà.

Heureusement que le seul actuellement recensé est le sieur Estrosi Christian, Président du conseil général des Alpes-Maritimes et Secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer auprès du Ministère de l'Intérieur dans le gouvernement Fillon.

 C’est le coin-coin enchaîné qui nous alerte sur ce fait particulièrement soufflant.

 Ce bon motard au palmarès éloquent (champion de France en 750 de 1975 à 1977 et 1979 sur deux et demi) finira sa carrière assis comme un bipède ordinaire et non à califourchon comme tout bon motard qui se respecte. Y a plus de morale.

Ainsi cet homme qui jadis allait vite sur boudin, copain du Psdt de France a du faire un voyage à peine plus coûteux que le dernier aller-retour du Clemenceau.

Merde, je m’excuse qu’il a dit.

Lui oui, mais nous ?

 «Je ne regrette pas ce déplacement mais je regrette les conditions dans lesquelles il a été organisé, on aurait pu sans doute faire autrement.»

 Allons donc, encore un qui nous prendrait presque pour des cons, s’il ne nous prenait pas déjà pour des imbéciles !

Si on lui demande le prix de la baguette de pain, il va sans doute nous apprendre qu’elle doit probablement coûter aux alentours des 5 euros…

 Encore une fois, on confie nos intérêts à des gens que l’on croit responsables de leurs actes et ça se termine par un gaspillage monstre.

 Et les autres politiques dans tout çà ?

Qui a dit : ils font pareil ?

Vendredi 01 Février 2008

Constat de MM. JL. Borloo (pas celui du livre de la jungle), l’actuel ministre de l’écologie et D. BUSSEREAU son secrétaire des tas, qui nous parlent de la réforme du permis de conduire qui nous pend au nez.

 Proprement irréfragable me direz vous !

 Irréfragable (voir page 106 du rapport Attali).

Que voilà un mot intéressant.

Synonymes, pour les ceusses qui ne sont pas allés au delà de la huitième : irrécusable, indiscutable, irréfutable, éclatant, certain !

 Décision n° 78 577 pour réformer le PC en France, parce que force est de constater que beaucoup de conducteurs n’ont pas ou plus de permis. C’est bête.

Parmi tous ces gens, il y a ceux qui abandonnent avant l’examen, ceux qui abandonnent après un ou plusieurs échecs, ceux qui n’ont plus de points, ceux qui n’ont pas les moyens de payer la formation (moyenne de 1500 € en France ou en Allemagne, contre 900 en Hispanie) ou ceux qui n’ont pas non plus les finances nécessaires pour se payer les cours de rattrapage de points perdus.

Autres cas, ceux qui ne désirent pas s’inscrire dans une auto école parce que leur équivalence étrangère, finalement n’est pas assez bonne chez nous mais qui conduisent le plus souvent une voiture de loc.

Il est vrai que le type qui a obtenu son permis de conduire aux Stas-unis, en Corée du nord ou à Bali n’a rien à faire sur la N 104 (page blanche la plus propre du rapport ci-dessus cité en exemple subséquemment, a fortiori mon capitaine).

Le périph. et la bretelle ouest, entre la A86 et la A13 à la hauteur de Rocquencourt (là où il y a deux radars automatiques en moins de 700 mètres) sont trop dangereux pour un novice venu d’un pays de sous développés. Donc, pas d’équivalence permis et c’est bien fait, pis c’est tout.

Réformer le permis de conduire, une idée certes originale mais terriblement audacieuse.

Rendez vous compte que nos politiques, toujours très inspirés cherchent à nous simplifier la vie en matière de circulation.

Ce bon droit que l’on obtenait jadis à l’armée en effectuant 250 mètres à bord d’une 404 pigeot sur une piste privée, avec obligation de passer la troisième et de faire un demi-tour sans utiliser le frein à main.

Merci mon adjudant. Si vous n’étiez pas réformés avant la fin de vos classes, vous obteniez le sésame circulatoire pour une durée égale à celle de votre vie.

Certains ont pouffés grave, en écoutant les actualités régionales, parce qu’on avait serré un p’tit vieux qui n’avait pas de permis mais conduisait depuis 60 ans.

Dois-je rappeler qu’en 1909, lorsque mon grand-père a acheté sa première auto (une Ford modèle E) la notion de permis de conduire n’était même pas née. On le lui a donné 50 ans plus tard parce qu’il l’a réclamé, pour se mettre en règle.

De même qu’au Bhutan, on pense à l’instaurer ; la circulation devenant plus dense et avec un parc estimé à 1340 véhicules et 2 feux rouges, ils assistent à un phénomène inquiétant : les accidents de la route.

Ainsi, en fonction de l’évolution du trafic, il est normal de recommander aux utilisateurs de se former. Ce fut fait chez nous et dans d’autres pays, par la force des choses. Il fut facile à obtenir puis plus dur jusqu’à en arriver à ce que l’on sait aujourd’hui : un vrai parcours du combattant.

Dans les années 60, il suffisait d’avoir 16 ans et une heure de théorie pour pouvoir enfourcher une 500 Vélocette. Puis 10 années plus tard, nous avons du attendre notre nouvelle majorité pour rouler sur une quatre pattes, après avoir souscrit à un examen plus complet, la 125 ne changeant pas de statut. Cela nous a amené gentiment aux années 80 et à une autre directive obligeant les motards à passer un ou plusieurs permis, beaucoup plus ardus à obtenir et donc forcément plus onéreux.

L’automobiliste bénéficiait lui d’une version light et la liberté de piloter une GTI de 125 chevaux, quand le motard dû se contenter, à partir de 1986 d’une version ramenée à 100 chevaux.

On a quand même pu rigoler un bon moment avec des motos fabuleuses jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle poignée de technocrates qui enclenchèrent le système du permis à poings.

La formation pour les motards s’est durcie tandis que l’on apprenait aux automobilistes à vérifier le niveau d’huile ou à changer une ampoule, sans doute pour les sensibiliser aux dangers de la route.

Bon an mal an, les permis furent de plus en plus durs à décrocher pour tout le monde mais la véritable constante reste le coût de l’examen.

Enièmes réformes qui ont amené les pouvoirs publics, en vue toujours de notre sécurité, à multiplier les contrôles, les radars, les sanctions, les retraits, la confiscation du véhicule puis la garde à vue, les annulations, la perte de points et l’instauration d’un barème plutôt chiadé pour nous confisquer nos permis de conduire et nous plumer gentiment comme volaille (l’envers à le monde). Les jeunots ne furent pas oubliés, leur capital de base passant de 12 à 6 points.

Les grands, les vieux, les jeunes, les pauvres et même quelques riches sans appuis sont devenus des délinquants routiers, forcés d’assumer la honte de s’être faits retirés des points puis celle de boire goulûment la morale distillée lors de stages de récupération intensifs (4 maxi et au prix fort SVP), avant que de les aller chercher sur Internet, toujours au prix fort.

 Tous couillons devant la loi.

Bien que certain cochons soient plus égaux que d’autres, mieux vaut serrer les fesses dès que l’on emprunte l’asphalte. 90 000 permis invalidé en 2007, soit 30 % de plus qu’en 2006. à ce rythme, ils feront mieux en 2008. Eh oui, tout augmente ma bonne dame.

Ainsi, nous sommes passés au dessus d’un seuil critique de gens se déplaçant sur 2, 3 ou 4 roues sans autorisation. Que faire. On sait que les radars sont particulièrement rentables, pourvu que les vilains contrevenants, irresponsables en diable, circulant à tombeau ouvert se fassent flasher à 92 km/h sur une voie ouverte limitée à 90 !

Reste que force est à la loi et que si un gendarme pense que vous roulez trop vite ou que votre comportement est (susditement) délictueux, il peut être amené à vous retirer jusqu’à 6 points d’un coup de baguette magique.

Puisque nous sommes tous égaux devant la loi, comment se fait-il que certains de ces messieurs de la maréchaussée qui prennent la liberté de bâcler leurs procédures, opérants des contrôles routiers et ne respectant pas les procédures ne soient pas eux-mêmes sanctionnés !

Bast, les dysfonctionnements de la justice sont impénétrables. Dysfonctionnements encore lorsqu’il nous est impossible de contester une aberration ou une injustice, dysfonctionnement toujours lorsque l’on apprend récemment qu’un test d’alcoolémie doit lui aussi se plier à une procédure écrite mais jamais respectée et j’en passe et des moins bonnes.

 Et si demain, avec tous ces contrôles hélas bien nécessaires (ironie quand tu nous tiens) et cette répression omniprésente on faisait si peur aux clandestins motorisés, que ceux-ci refusent de risquer la prison en allant à pieds !

A qui donc pourront-ils prendre de l’argent pour renflouer des caisses désespérément vides.

Mais les hommes politiques qui ne sont jamais à cours d’idées pensent déjà à l’après réforme. La nouvelle réforme de l’après réforme, réformera l’ancienne réforme qui amenda la précédente réforme qui……….

 Laissons ces veaux (dixit le Général) se refaire tranquilles et attendons la nouvelle vague.

 Si l’actuel permis est trop dur, trop long et trop coûteux. Il faut le simplifier !

Le nouveau permis sera donc tout naturellement un peu moins long à obtenir, un peu moins dur à passer et à peine moins coûteux. Car avec l’augmentation du coût de la vie mais pas celle des salaires, cela reviendra au même. Seul avantage, on sera bien mieux à notre aise pour attendre, voire anticiper la nouvelle réforme du nouveau ministre.

 Finie la langue de bois surtout les lendemains de cuite.

 Les français, mémére l’a dit, ils faut leur parler avec des mots simples !

En voici des mots simples, issus du rapport privé rédigé sous la houlette d’un homme de gauche pour des hommes de droite et qui va restructurer la vie, et ce dès demain, de millions d’individus. Lesquels aimeraient bien gagner plus, en matière de liberté, égalité et fraternité.

Quelques vieux racontent encore à leurs petits enfants que cette devise fut notre devise, juste après la révolution. Elle a cessé d’être en 1790, probable.

 Mais ce fameux rapport qui, d’après les contres experts de la gauche qui n’ont pas d’hommes de droite dans leurs rangs, mais des hommes simplement droits ou gauchers pour certains d’entres eux ressemble furieusement au précédent rapport de la précédente commission.

Selon Jacques ATTALI, interviewé en exclusivité sur France 2, moins de douze minutes après la remise de son rapport au président,  a dit ce soir là : Monsieur PUJADAS, vous en êtes un autre et vous ne faites rien qu’a déformer la vérité en parlant de 60 000 taxis supplémentaires lorsque j’en préconise 7 000. Et le présentateur du 20 heures de repasser illico pour celui qu’il fut déjà par le passé.

Jacques ATTALI a dit : prenez toutes mes décisions en bloc (316) ou n’en prenez aucune. Ce à quoi notre président de tous les Français à rétorqué, je cite : nous allons toutes les appliquer à l’exception de quelques-unes…

C’est bien confus tout cela.

 (voir la page 179)

 
Entre 1980 et 2007, les dépenses publiques ont progressé d'environ huit points de PIB, soit une hausse plus forte que dans la plupart des autres grandes économies de l'union européenne. La tendance moyenne observée ces 15 dernières années révèlent ainsi une progression annuelle en volume d'environ 2 % du PIB. Les recettes des impôts étant inférieures aux dépenses, la dette a mécaniquement augmenté : représentant 20,7 % du PIB en 1980, et 35,2 % en 1990, elle atteint aujourd'hui 65,9 % du PIB, soit 1218 milliards d'euros. L'augmentation des charges de la dette absorbera, en 2008, près de 15 % du budget de l'État, soit presque 70 % du produit de l'impôt sur le revenu. Les intérêts de la dette représentent ainsi, avec près de 40 milliards d'euros la deuxième...

 Blablabla et coetera.

 Convaincus !

1 218 milliards d’euros.

Ces hommes politiques, des cadors en économie ont une grande qualité : ils savent compter. Alors ils comptent, comptent et recomptent sur nous, pour sans cesse combler les trous béants qu’ils creusent dans notre dos.

Des exemples : ils existent ; qui a payé la note des coiffeurs de Ségo et Sarko, estimée à 85 000 € lors des campagnes présidentielles ? qui vient de s’augmenter exagérément ? qui a voté, en plein mois d’août une indécente augmentation du traitement des députés ?...

 
Mais tout ceci nous éloigne du sujet traité.

Les motards verront sans doute arriver prochainement le contrôle technique pour les grosses motocyclettes, quand certains sont plutôt favorable à l’éradication des poubelles de moins de 125 cc. Le 50 de mon voisin est plus pourri que mon 1000 Honda de 1984.

Dans un même temps, l’Europe aidant, on pourrait voir tomber l’inique loi française qui limite à 100 CV des motos qui ne génèrent pas moins d’accidents qu’ailleurs.

Mais on risque le CT ! C’est pas du gagnant – gagnant çà ?

 
Bon, le permis « nouvelle formule » mettra l’accent sur la sécurité et une conduite économique apaisée qui permet de réduire la consommation d’essence et la pollution. Bien.

Avec les postiers qui doivent limiter leur conso sur la route en arrêtant leurs moteurs aux feux rouges, les diverses têtes pensantes qui prétendent nous faire rouler à 70 km/h sur les nationales et à 30 en ville, c’est sûr qu’on va faire des économie et purifier l’air.

Pour le coup, on sera tellement apaisés qu’il faudra rendre obligatoire les machines à café dans toutes les voitures. Les motards n’auront qu’a prendre des fortifiants, délivrés bientôt dans tous les hypermarchés au rayon parapharmacie. Merci Roselyne (du ministère).

Et si on roulait plus en 2 roues. Il y aurait matière à faire des économies de carburant et sur les temps de trajets.

 Un  nouveau permis simplifié ! Soit, mais qu’en est-il du permis moto !

Benh, ils nous ont oubliés tiens.

On n’existe peut-être pas vraiment.

Mais dites moi, dites moi, jusqu’ou s’arrêteront-ils ?

Mercredi 03 Octobre 2007
_ Tu connais la dernière ?  Yvan à cassé sa moto !
_ Laquelle ?
_ Denis est formel : au moins deux bielles coulées !
_ Qu'elle moto ?
_ Son 1000 !
_ Lequel, il en a 5.
_ Une des cinq. De toute manière, elles sont identiques. Hier, dans la nuit il est rentré à 240 kmh (elle tire un poil court, avec le petit pignon) et à 3 bornes de chez lui, il a vu la température monter en flèche, le moteur baisser de régime et cogner très fort. Lorsque le témoin d'huile s'est allumé, il a encore fait 500 mètres et le moteur s'est tut. Mais alors, définitivement. Ganz kapput.
_ Denis n'a pas fini de remonter le 500 VFour et va devoir s'attaquer au Van Van de Steve... Alors celle-ci va rester dans le jardin.
_ Patientons un peu, elles rouleront tôt ou tard.
_ Pas de photos ? Pas plus d'article ? Pas de texte ! C'est tout pourri comme sujet.
Désolé


Samedi 01 Septembre 2007

Jean Hubert était en Indes pour dénicher un modèle original qui manquait dans la collection d?Yvan : Une Enfield Bullet 350.




15 jours fabuleux pour découvrir des us et coutumes lointaines mais aussi des plages et bien sûr les Mandirs, ces fameux temples hindous, richement décorés de mille sculpture, souvent érotiques...

Elle cogne cette brêle, la future moto d'Yvan, qu'un magasin de type confidentiel (les gros concessionnaires ne sont pas légion dans cette partie des Indes) m'a poussé entre les pattes pour un prix made in marché noir.

Il s'agit d'une Bullet en haillon dont on se demande comment elle peut rouler encore, et surtout si elle ne va pas perdre cette bonne habitude d'une seconde à l'autre, en même temps que ses ultimes boulons. Prenez une meute de chiens branchés sur une femelle avenante. Accrochez à chacun une guirlande de rétroviseurs et de pots d'échappements Racing à la queue et vous obtiendrez à peu près le fracas délicieux du trois et demi Indien.

Notez bien que personne ne se retourne sur moi pour autant. Des épaves déglinguées super pourries, y'en a plein Bombay. Des vieillardes ferrailleuses, asthmatiques, ruinées, aux pneus lisses, aux bougies éteintes, aux chemises déchirées, mais qui roulent encore, vaille que vaille sur les routes (hum, hum - vive notre DDE) tantôt surchauffées avec brouillard en cette période de mousson, tantôt détrempées par les pluies diluviennes qui s?abattent régulièrement dessus.

Je suis pas fier sur la Enfield. Elle pue l'huile brûlée (kilométrage assurée), l'acier surchauffé, le caoutchouc décomposé, l'essence et les fuites à l'échappement sont nombreuses. Une odeur de bottes de motards et de chaudière malade, voilà !

Je suis sur la route fleurie qui serpente dans la vallée de Goa. De belles fleurs rouges garnissent les fossés. Je me rappelle plus leurs blazes, ç'à n'a pas d'importance. Tout ce que je peux vous dire c'est qu'elles coûtent très cher chez votre fleuriste, alors qu'ici, elles emmerdent plus que le chiendent. Comme quoi, le monde souffre d'une mauvaise répartition de ses produits. Car il n'y a pas de raison qu'au Danemark on ne sache pas ou donner de l'ogive à tête plongeante, tellement les gonzesses sont fastoche à étaler, alors que, dans certain patelins timorés, hommes et femmes se manoeuvrent à la paluche, étant farouchement solitaires les uns des autres.

Je traverse quelques villages pauvrets, aux maisons cubiques, dont la plupart sont en moellons bruts. Des stores jaunis au soleil, des rideaux de perles devant les portes, des chiens errants, des vaches en pagaille, des gens qui se soulagent à même le sol, une crasse désespérément tenace et soigneusement cultivée et enrichie, des gamins qui gambadent à peine que pour quémander ou se nourrir au milieu des immondices qui jonchent certaines rues, en compagnie de gorets et de rats ! Un pied de thé à côté du seuil. Des bassines sur les marches. Des nourrissons. Des vieilles mobs Et de la joie. Beaucoup de joie simple. Ah ! la joie des pauvres, quel bonheur !

Je roule dans l'âcreté de mon mono grand sport (rouler dessus, çà oui, c'est du sport).

En arrivant sur Hampi, par une route très propre, la banlieue chic me saute aux yeux. Je la suis sur quelques kilomètres et je vois indiqué « Golf ». A la première bretelle, je quitte la route bleue pour plonger dans une mer de bananiers pareils à d'énorme poireaux. C'est le coin résidentiel comme il en existe un peu partout dans le monde, avec des propriétés cossues, aux grandes constructions blanches. Les pins parasols et les palmiers se livrent une lutte d'influence. Des haies vives cernent ces aimables domaines vacanciers. On découvre même du gazon vert vif , et des massifs floraux bien léchés. Des allées gravillonneuses ; des portiques où jouent de beaux et gros enfants auquel on n'a pas oublié de faire le rappel du B.C.G.

Le coin est douillet. Les bagnoles en stationnement sont des Japonaises rutilantes ou des Mercédès grasses comme l'Allemagne. Bref je suis dans la partie aristocratique de la région. D'ailleurs, un golf, vous remarquerez, ça veut tout dire. N'en trouverez jamais à Clichy sous Bois ou à Viry-Chatillon, des golfs. Dans la banlieue de Denain non plus. Pas d'avantage à Vénissieux où à Montceaux-les-Mines.

Deux facettes des Indes donc ; et puis des castes, des traditions et de la religion.

Je me suis arrêté pour laisser refroidir la moto et fumer une clope locale, douce et agréable, du genre pas mauvaise et qui détends bien.

Dès demain, j'ai 800 km à faire pour déposer la moto dans un port près de Goa, direction l'Europe. Yvan l'a récupèrera à Marseille.
Au bas mot 18 à 20 heures de trajet, sur des routes improbables, où le klaxon est roi, la circulation périlleuse, les pièges trop nombreux. Et des pannes, beaucoup de pannes en perspective. Assez parlé, en route pour une séance photo, juste en dessous.

Freudeurik D.


Une ch'ite route


Jean-Hub



Des fleurs



La grande gare des bus



Ces sacrées vaches



Un Rick, Chaud !



Moi pas lire Sahib



Le guichet de la grande gare




Un Sadou



Des Sadous et Jean Hubert





Un aprenti Sadhu



T'aimes des jus de canne à sucre, goùt mobylette ?




Une belle femme




Vue imprenable de Bombay




Buffles au court-bouillon




Un temple habité par les singes



Des toits plats



Bouillon de culture et autres microbes



 

Une gentillomière

 

J'espère que cela vous a plut.









publié par Bidou Muso publié dans : Voyage / Voyage
Jeudi 12 Juillet 2007

Parce que Charles attend que la moto d'Yvan soit réparée (voir « la moto d'Yvan est malade »), il tourne en rond les pages de ses magazines préférés, ceux qui se consacrent à la moto.

Charles est un ami d'Yvan, de la moto d'Yvan et des motards amis d'Yvan.

Il épluche justement un numéro récent et découvre un fait divers, hélas réel qui est de nature à polluer le monde de la moto en général. De plus la véracité des commentaires de ce fait divers diffusé sur une chaîne de grande audience ou publiés dans la presse moto est un peu malmenée.

Le journaliste moto qui retrace les évènements offre une version assez riche de l'information et cite des personnalités influentes en matière de sécurité routière et de loi, qui insistent beaucoup sur le fait que ces incidents sont rares parce que les motards de cette région sont plutôt raisonnables. Naturellement ils qualifient cet écart de dangereux et d'inconséquent. Le comportement de ces deux motards est égal à la sanction remarquable qui leur est appliquée. Deautant que ces braves crétins (Charles en général, ne mâche pas ses mots) avec comme but ultime, la diffusion sur le Net de leurs pseudos exploits, pensaient devenir aussi connus et désirables que les prétendants au titre de stunter de leannée ou première bachelorette du département. D'autres supermen ont déjà goûté aux joies de l'interpellation suite à une vidéo imprudemment diffusée ! D'autres encore, largement plus inspirés ont défrayé les chroniques en garnissant les bancs des accusés pour avoir fait partager des vidéos beaucoup plus gore. Viol en réunion, claquage de gueules et j'en passe.

Si vous avez des potes qui pensent qu'ils devraient suivre ces vilains exemples, soyez pas fous, dissuadez-les.

Le motard est un petit être fragile dixit la charte de bonne circulation à Paris (à lire malgré le côté pénible et redondant de certains articles). C'est une avancée nouvelle en la matière, que de penser à nous avec l'envie de reconnaître le motard comme un individu d'un monde soudé, responsable et sociable, encore que méconnu. Pour ceux qui ne l'ont pas lu, il est question d'informer les autres usagers de la route et de les rassurer quant à notre façon de rouler qui est différente de celle de l'automobiliste. Tout autant, les signes de la main, du pied, de la jambe ou de la tête ne sont en aucun cas synonymes de grossièreté, mais bel et bien un signe de communication amical et respectueux. Merci, quoi !

Retour à nos deux écervelés (le mot juste est décérébré) qui donnent matière à des journalistes moins branchés moto (certains circulent en scooter ou à dos de solex) pour s'en prendre au monde de la moto et remettre l'accent sur les dérapages de délinquants en bécane qui font rien qu'à faire parler en mal de notre très estimée pratique sur deux roues.

Sur ce, un motard très, très, très débonnaire relance le truc en se plaignant que nous sommes considérés par les médias comme des gros nazes hyper aventureux et que pour lui, il ne fallait pas parler de ça. Cela stigmatise le motard. A qui la faute déjà ?

A moto, il y a des choses permises et d'autres interdites. Vous le savez ça ! De plus, quand on se fait chopper et pour des raisons aussi sottes, à vouloir taquiner la « gloire éphémère » c'est bien vu, mais à la rubrique : faits divers gros cons. La plus con étant celle des : nous regrettons la disparition violente et brutale de notre regretté...

Je rappelle que Charles est un impulsif et que quand on parle de la politique, il s'énerve facilement.

Il m'a dit aussi que trop de médiatisation, tuait la médiatisation.

C'est pas faux.

Dernièrement un motard d'une région délicieuse pour le charme de ses petites routes dénuées de verbalisateurs et moralisateurs de tous poils était, depuis une publication des meilleurs « spots » de défonce à moto, en proie à la surveillance exacerbée des forces de l'ordre qui aimeraient tant remettre de leordre, là où l'ordre s'auto régule avec des pratiquants aussi experts que responsables.

Charles, comme Yvan, Raoul ou Justin, et tous les amis de la moto d'Yvan ont roulé sur toutes les routes, sous différentes latitudes avec toujours à l'esprit qu'ils étaient de chair ET dépositaires d'un peu de bon sens. Ils s'éclatent encore mais doivent rester vigilants, tant les moyens de surveillance s'accentuent et les peines pénalisatrices de plus en plus convaincantes. Se faire tirer des points, c'est pénible. Se voir interdire la conduite à 2, 3 ou 4 roues, c'est très dur. Se faire confisquer son bel engin qui vaut plus de 10000 euros, c'est terrible.

Et finir en zonzon, ça vous tente ?

Alors c'est entendu, on oublie tout (ceux qui ont cherché la merde, on ne va pas les plaindre plus que ça) on arrête de jouer les réalisateurs à sensations sur des vidéos pourries en qualité et en terme de spectacle et on roule sans faire de vague.

Quand certains mettent des bâtons dans les trous à ceux qui tentent d'oeuvrer pour notre cause, on fait du surplace. Même en trial, si le surplace est important, il faut aussi franchir des obstacles pour passer à la zone suivante, en essayant d'être le meilleur.

Le Tché lui-même l'à bien dit : la révolution, c'est comme une bicyclette, quand elle n'avance pas, elle tombe !

Sacré Ernesto.
Mardi 10 Juillet 2007
Que tous ceux qui n'ont pas toujours conscience du monde prennent connaissance de ce cri !
C'est pas complètement inutile...

Ma plume est une arme de poing,

Mes mots parfois sont des grenades,

Dans ce monde cruel et crétin, ma guitare est en embuscade

Contre toutes les barbaries, contre les silences assassins

Le conformisme des nantis, et l'ignorance des gens de rien

Car si jamais une chanson n'a fait tomber un dictateur

Si la tyrannie, l'oppression vivent toujours de belles heures

Je sais que j'écrirais toujours comme un acte de résistance

Outre quelques chansons d'amour à l'encre noire de la violence

C'est pas donné aux animaux,

C'et la mission des baladins

De combattre avec des mots

De faire des couplets, du coup de poing

 
J'ai retrouvé mon flingue, il était dans mes rimes

Attention je déglingue, je dégomme, je décime

 
Au premier rang de mes colères

L'Amérique du grand capital

Georges Bush et ses chiens de guerre et son putain d'ordre moral

Son modèle de société mi-décadente, mi-puritaine

Sa peine de mort légalisée par des cours que l'on dit suprêmes

Sa sous-culture qui voudrait bien imposer à la terre entière

Coca, Mc Do, rappeurs crétins, Disneyland et Scharwenegger

Loi du plus fort, loi de la jungle

Consommation et pollution

A chaque citoyen, son flingue

Amour du drapeau à la con

Je rêve que vivent un jour dans ce pays dégénéré

Des centaines de Mikaël Moor, des Luther King par milliers

 
J'ai retrouvé mon flingue, il était dans mes rimes

Attention je déglingue, je dégomme, j'extermine

 
Autres fléaux, autres dangers,

Ces putains d'églises à la con,

Les évangélistes timbrés

Rabbins, ayatollahs, curetons,

Combien de guerres, combien d'horreurs

Ces imbéciles ont engendré par leurs discours de malheur

Sur des masses de demeurés

Tout ceux-la considèrent la femme

Comme une pute ou une sainte

Promettent la damnation de l'âme

A qui ne vit pas dans la crainte

Trouverais-je jamais les mots pour dire mon mépris profond

De tous les dieux, tous leurs dévots

Et de toutes les religions

La mienne se résume en fait

A l'amour et à l'amitié

A l'amour de cette planète

Où vit l'homme et sa fiancée

 
J'ai retrouvé mon flingue, il était dans mes rimes

Attention je déglingue, je dégomme, j'élimine

 
Chaque jour, ils sont des milliers

Les enfants qui meurent sans bruit

Quand des milliards sont dépensés pour surarmer tous les pays

On mise sur le nucléaire,

On surconsomme, on surproduit

Lorsque la moitié de la terre crève de faim, de maladies

La charité a remplacé la justice

Et c'est l'abbé Pierre qui doit chaque jour s'y coller

Pour que nos consciences soient claires

Pour faire du spectacle avec çà, il y a toujours un projecteur

Et toujours une caméra comme un vautour sur le malheur

Avec l'horreur, ils font du fric

Et avec la mort, de l'audience

Notre époque est télémerdique

L'info remplace la connaissance

 
J'ai retrouvé mon flingue, il était dans mes rimes

Attention je déglingue, je dégomme, j'assassine

 
S'attaquer aux moulins à vents de l'injustice, de la misère

Comme je le fais de temps en temps, dans mes petites chansons colères

Ca relève de l'utopie,

Mais y a-t-il autre chose à faire

Poser des bombes, prendre un fusil,

Ou suivre le troupeau pépère

J'imagine changer l'histoire

En votant pour quelques gangsters

En déléguant tous les pouvoirs à des politiciens pervers,

Vienne un jour ce monde impossible

Ou les enfants seront bénis

Ou une femme ne sera pas la cible

De la violence ou du mépris

Où les hommes vivront d'amour

Comme l'on dit d'autres de moi

Ou plus personne ne sera sourd

Aux cris de détresse et d'effroi

 
J'ai retrouvé mon flingue, il était dans mes rimes

Attention je déglingue, je dégomme, je décime,

Je dégomme, j'extermine,

Je dégomme, j'élimine,

Je dégomme,

J'assassine.

publié par Bidou muzo pour RENAUD publié dans : C'est politiquement...