Constat de MM. JL. Borloo (pas celui du livre de la jungle), l’actuel ministre de l’écologie et D. BUSSEREAU son secrétaire des tas, qui nous parlent de la réforme du permis de conduire qui nous pend au nez.
Que voilà un mot intéressant.
Synonymes, pour les ceusses qui ne sont pas allés au delà de la huitième : irrécusable, indiscutable, irréfutable, éclatant, certain !
Parmi tous ces gens, il y a ceux qui abandonnent avant l’examen, ceux qui abandonnent après un ou plusieurs échecs, ceux qui n’ont plus de points, ceux qui n’ont pas les moyens de payer la formation (moyenne de 1500 € en France ou en Allemagne, contre 900 en Hispanie) ou ceux qui n’ont pas non plus les finances nécessaires pour se payer les cours de rattrapage de points perdus.
Autres cas, ceux qui ne désirent pas s’inscrire dans une auto école parce que leur équivalence étrangère, finalement n’est pas assez bonne chez nous mais qui conduisent le plus souvent une voiture de loc.
Il est vrai que le type qui a obtenu son permis de conduire aux Stas-unis, en Corée du nord ou à Bali n’a rien à faire sur la N 104 (page blanche la plus propre du rapport ci-dessus cité en exemple subséquemment, a fortiori mon capitaine).
Le périph. et la bretelle ouest, entre la A86 et la A13 à la hauteur de Rocquencourt (là où il y a deux radars automatiques en moins de 700 mètres) sont trop dangereux pour un novice venu d’un pays de sous développés. Donc, pas d’équivalence permis et c’est bien fait, pis c’est tout.
Rendez vous compte que nos politiques, toujours très inspirés cherchent à nous simplifier la vie en matière de circulation.
Ce bon droit que l’on obtenait jadis à l’armée en effectuant 250 mètres à bord d’une 404 pigeot sur une piste privée, avec obligation de passer la troisième et de faire un demi-tour sans utiliser le frein à main.
Merci mon adjudant. Si vous n’étiez pas réformés avant la fin de vos classes, vous obteniez le sésame circulatoire pour une durée égale à celle de votre vie.
Certains ont pouffés grave, en écoutant les actualités régionales, parce qu’on avait serré un p’tit vieux qui n’avait pas de permis mais conduisait depuis 60 ans.
Dois-je rappeler qu’en 1909, lorsque mon grand-père a acheté sa première auto (une Ford modèle E) la notion de permis de conduire n’était même pas née. On le lui a donné 50 ans plus tard parce qu’il l’a réclamé, pour se mettre en règle.
De même qu’au Bhutan, on pense à l’instaurer ; la circulation devenant plus dense et avec un parc estimé à 1340 véhicules et 2 feux rouges, ils assistent à un phénomène inquiétant : les accidents de la route.
Ainsi, en fonction de l’évolution du trafic, il est normal de recommander aux utilisateurs de se former. Ce fut fait chez nous et dans d’autres pays, par la force des choses. Il fut facile à obtenir puis plus dur jusqu’à en arriver à ce que l’on sait aujourd’hui : un vrai parcours du combattant.
Dans les années 60, il suffisait d’avoir 16 ans et une heure de théorie pour pouvoir enfourcher une 500 Vélocette. Puis 10 années plus tard, nous avons du attendre notre nouvelle majorité pour rouler sur une quatre pattes, après avoir souscrit à un examen plus complet, la 125 ne changeant pas de statut. Cela nous a amené gentiment aux années 80 et à une autre directive obligeant les motards à passer un ou plusieurs permis, beaucoup plus ardus à obtenir et donc forcément plus onéreux.
L’automobiliste bénéficiait lui d’une version light et la liberté de piloter une GTI de 125 chevaux, quand le motard dû se contenter, à partir de 1986 d’une version ramenée à 100 chevaux.
On a quand même pu rigoler un bon moment avec des motos fabuleuses jusqu’à l’arrivée d’une nouvelle poignée de technocrates qui enclenchèrent le système du permis à poings.
La formation pour les motards s’est durcie tandis que l’on apprenait aux automobilistes à vérifier le niveau d’huile ou à changer une ampoule, sans doute pour les sensibiliser aux dangers de la route.
Bon an mal an, les permis furent de plus en plus durs à décrocher pour tout le monde mais la véritable constante reste le coût de l’examen.
Enièmes réformes qui ont amené les pouvoirs publics, en vue toujours de notre sécurité, à multiplier les contrôles, les radars, les sanctions, les retraits, la confiscation du véhicule puis la garde à vue, les annulations, la perte de points et l’instauration d’un barème plutôt chiadé pour nous confisquer nos permis de conduire et nous plumer gentiment comme volaille (l’envers à le monde). Les jeunots ne furent pas oubliés, leur capital de base passant de 12 à 6 points.
Les grands, les vieux, les jeunes, les pauvres et même quelques riches sans appuis sont devenus des délinquants routiers, forcés d’assumer la honte de s’être faits retirés des points puis celle de boire goulûment la morale distillée lors de stages de récupération intensifs (4 maxi et au prix fort SVP), avant que de les aller chercher sur Internet, toujours au prix fort.
Bien que certain cochons soient plus égaux que d’autres, mieux vaut serrer les fesses dès que l’on emprunte l’asphalte. 90 000 permis invalidé en 2007, soit 30 % de plus qu’en 2006. à ce rythme, ils feront mieux en 2008. Eh oui, tout augmente ma bonne dame.
Ainsi, nous sommes passés au dessus d’un seuil critique de gens se déplaçant sur 2, 3 ou 4 roues sans autorisation. Que faire. On sait que les radars sont particulièrement rentables, pourvu que les vilains contrevenants, irresponsables en diable, circulant à tombeau ouvert se fassent flasher à 92 km/h sur une voie ouverte limitée à 90 !
Reste que force est à la loi et que si un gendarme pense que vous roulez trop vite ou que votre comportement est (susditement) délictueux, il peut être amené à vous retirer jusqu’à 6 points d’un coup de baguette magique.
Puisque nous sommes tous égaux devant la loi, comment se fait-il que certains de ces messieurs de la maréchaussée qui prennent la liberté de bâcler leurs procédures, opérants des contrôles routiers et ne respectant pas les procédures ne soient pas eux-mêmes sanctionnés !
Bast, les dysfonctionnements de la justice sont impénétrables. Dysfonctionnements encore lorsqu’il nous est impossible de contester une aberration ou une injustice, dysfonctionnement toujours lorsque l’on apprend récemment qu’un test d’alcoolémie doit lui aussi se plier à une procédure écrite mais jamais respectée et j’en passe et des moins bonnes.
Le nouveau permis sera donc tout naturellement un peu moins long à obtenir, un peu moins dur à passer et à peine moins coûteux. Car avec l’augmentation du coût de la vie mais pas celle des salaires, cela reviendra au même. Seul avantage, on sera bien mieux à notre aise pour attendre, voire anticiper la nouvelle réforme du nouveau ministre.
En voici des mots simples, issus du rapport privé rédigé sous la houlette d’un homme de gauche pour des hommes de droite et qui va restructurer la vie, et ce dès demain, de millions d’individus. Lesquels aimeraient bien gagner plus, en matière de liberté, égalité et fraternité.
Quelques vieux racontent encore à leurs petits enfants que cette devise fut notre devise, juste après la révolution. Elle a cessé d’être en 1790, probable.
Selon Jacques ATTALI, interviewé en exclusivité sur France 2, moins de douze minutes après la remise de son rapport au président, a dit ce soir là : Monsieur PUJADAS, vous en êtes un autre et vous ne faites rien qu’a déformer la vérité en parlant de 60 000 taxis supplémentaires lorsque j’en préconise 7 000. Et le présentateur du 20 heures de repasser illico pour celui qu’il fut déjà par le passé.
Jacques ATTALI a dit : prenez toutes mes décisions en bloc (316) ou n’en prenez aucune. Ce à quoi notre président de tous les Français à rétorqué, je cite : nous allons toutes les appliquer à l’exception de quelques-unes…
C’est bien confus tout cela.
Entre 1980 et 2007, les dépenses publiques ont progressé d'environ huit points de PIB, soit une hausse plus forte que dans la plupart des autres grandes économies de l'union européenne. La tendance moyenne observée ces 15 dernières années révèlent ainsi une progression annuelle en volume d'environ 2 % du PIB. Les recettes des impôts étant inférieures aux dépenses, la dette a mécaniquement augmenté : représentant 20,7 % du PIB en 1980, et 35,2 % en 1990, elle atteint aujourd'hui 65,9 % du PIB, soit 1218 milliards d'euros. L'augmentation des charges de la dette absorbera, en 2008, près de 15 % du budget de l'État, soit presque 70 % du produit de l'impôt sur le revenu. Les intérêts de la dette représentent ainsi, avec près de 40 milliards d'euros la deuxième...
1 218 milliards d’euros.
Ces hommes politiques, des cadors en économie ont une grande qualité : ils savent compter. Alors ils comptent, comptent et recomptent sur nous, pour sans cesse combler les trous béants qu’ils creusent dans notre dos.
Des exemples : ils existent ; qui a payé la note des coiffeurs de Ségo et Sarko, estimée à 85 000 € lors des campagnes présidentielles ? qui vient de s’augmenter exagérément ? qui a voté, en plein mois d’août une indécente augmentation du traitement des députés ?...
Mais tout ceci nous éloigne du sujet traité.
Les motards verront sans doute arriver prochainement le contrôle technique pour les grosses motocyclettes, quand certains sont plutôt favorable à l’éradication des poubelles de moins de 125 cc. Le 50 de mon voisin est plus pourri que mon 1000 Honda de 1984.
Dans un même temps, l’Europe aidant, on pourrait voir tomber l’inique loi française qui limite à 100 CV des motos qui ne génèrent pas moins d’accidents qu’ailleurs.
Mais on risque le CT ! C’est pas du gagnant – gagnant çà ?
Bon, le permis « nouvelle formule » mettra l’accent sur la sécurité et une conduite économique apaisée qui permet de réduire la consommation d’essence et la pollution. Bien.
Avec les postiers qui doivent limiter leur conso sur la route en arrêtant leurs moteurs aux feux rouges, les diverses têtes pensantes qui prétendent nous faire rouler à 70 km/h sur les nationales et à 30 en ville, c’est sûr qu’on va faire des économie et purifier l’air.
Pour le coup, on sera tellement apaisés qu’il faudra rendre obligatoire les machines à café dans toutes les voitures. Les motards n’auront qu’a prendre des fortifiants, délivrés bientôt dans tous les hypermarchés au rayon parapharmacie. Merci Roselyne (du ministère).
Et si on roulait plus en 2 roues. Il y aurait matière à faire des économies de carburant et sur les temps de trajets.
Benh, ils nous ont oubliés tiens.
On n’existe peut-être pas vraiment.
Mais dites moi, dites moi, jusqu’ou s’arrêteront-ils ?